Je cherchais les jardins mais avais un peu de mal. Je ne suis jamais sortie de ma chambre et si le médecin le savait il me tuerait ! Je vus une grande porte ouverte qui donnait sur l'extérieur... ça ne pouvait être que ça. Je sortis... ça faisait longtemps que je n'avais pas vu le soleil... pour ainsi dire 7 ans. Je parcourais le jardin. C'était tellement magnifique que je ne voudrais jamais partir de ce paradis. Je vois un banc et vais m'asseoir dessus. Je regarde tout autour de moi et vois d'autres personnes... malades elles aussi... abandonnées elles aussi. Je finis par m'endormir sur ce banc.
Bill : Andréas, tu m'avais dit qu'elle allait juste se promener dans les jardins et que après elle revenait !
Andréas : bah oui c'est ce qu'elle m'a dit... je ne sais pas ce qu'elle fait là...
Ils étaient inquiets. Je ne savais même pas où j'étais et j'allais me balader comme ça sans même savoir où j'allais. Ils n'eurent pas le temps de sortir de la pièce qu'un infirmier avec le médecin me déposa dans mon lit. Le médecin les rejoignit derrière la vitre.
Bill : elle était où ??
Médecin : endormit dans les jardins. C'est la première étape... elle va vouloir découvrir le monde alors il faudra la surveiller attentivement. Elle n'a pas encore conscience des dangers de ce monde...
Tom : mais de toute façon elle va bien s'en rendre compte un jour non ??
Médecin : peut-être... pour le moment elle ne voit que les cotés positifs et la beauté de ce monde... ne la dérangez pas pour le moment, elle dort mais elle se réveillera surement à midi quand il faudra manger...
Bill : ok... merci...
Le médecin sortit et ils restèrent là à me regarder dormir. Vers midi, je me réveillai et on m'apportait mon déjeuner. Quand il fut posé sur la table je l'analysai avec ma fourchette.
Bill : vu la tête qu'elle tire ça ne doit pas être bon !*rire*
Andréas : je la comprends ! Ce n'est jamais bon à l'hôpital !
Je fis reculer mon plateau d'un geste de main. La bouillie verte ce n'est pas pour moi !
Bill : tu devrais peut-être lui ramener à manger... il faut qu'elle mange.
Andréas : ouais tu as raison... je vous en ramène pour vous aussi !
Andréas descendit en quatrième vitesse à la boulangerie d'en bas et acheta des sandwichs pour tout le monde. Il remonta et donna les sandwichs aux jumeaux, puis il vint dans ma chambre.
Moi : tu es mon sauveur Andy !!
Andréas : je sais combien la bouffe est deg dans les hôpitaux !
Moi : ouais... je n'arrive même pas à discerner ce que c'est...
Andréas : *regardant mon plateau* je crois que je ce sont des épinards...
Moi : *tirant une salle tête* ah...
Je commençai à manger mon sandwich avec Andréas. Il me regardait bizarrement.
Moi : je reconnais ce regard Andréas... il n'a toujours pas changé tu sais !*rire* alors... qu'est ce que tu veux me demander ??
Andréas : je vois que tu te rappel de tout !*rire*
Moi : je n'ai rien oublié...
Andréas : en faite...les jumeaux voudraient te voir...
Moi : *joyeuse* ils sont là ??!!
Andréas : oui. Et ravie que tu le prennes comme ça !*sourire*
Moi : je veux les voir !!
Andréas : tu sais qu'ils ont changés... enfin... la dernière fois tu ne les as pas très bien acceptés...
Moi : je sais... j'étais choqué de leur changements... mais je sais très bien que c'était eux... j'ai reconnu leurs regards...
Andréas : tu es sûre...
Moi : j'ai déjà perdu 7 ans... 7 ans à être loin d'eux... alors je pense que l'on a été assez séparé non ?
Andréas : oui en effet...
Juste à ce moment le médecin entra dans ma chambre.
Médecin : nous devons vous passer dans le scanner...
Moi : dans le quoi ??
Médecin : nous devons vous vérifier si votre cerveau n'a subit aucun dommage durant ces 7 ans...
Moi : ah... et ça fait mal ??
Médecin : *rire* non... vous ne sentirez rien... venez avec moi.
Je le suivis et il me mena dans une petite salle. Il m'installa d'un un espèce de coffre bizarre et me dit de ne pas bouger. Je ne compris pas pourquoi mais il ne me ramena pas dans ma chambre mais m'installa sur un brancard.
Quant au médecin, il alla voir les garçons.
Médecin: nous avons aperçu la formation d'un petit caillou dans son crâne... il faut l'opérer d'urgence.
Bill : c'est grave ??
Médecin : non... et elle se rétablira très vite.
Tom : est-ce qu'il est possible qu'elle retombe dans le coma à la suite de cette opération ??
Médecin : les chances sont faibles mais ne sont pas nuls...
Bill : elle en pense quoi ??
Médecin : elle ne le sait pas encore... ça va être la crise quand elle va l'apprendre car elle a confié à sa conseillère que l'hôpital lui faisait peur et qu'elle n'aimerait pas ce faire opérer... réaction typique d'une fillette de 10 ans.
Bill : mais elle est obligé ??
Médecin : si nous ne le faisons pas, d'autre cailloux vont se former et en peu de temps elle va mourir... j'ai appelé vos parents et ils sont d'accord pour que l'on l'opère immédiatement... je dois y aller... l'opération commence dans 10 minutes...
Le médecin les quitta pour revenir à moi.
Moi : pourquoi je suis sur ce brancard ?? Et pourquoi on traverse tout l'hôpital ??
Médecin : euh... nous devons vous opérer d'urgence... un caillou c'est formé dans votre cerveau.
Moi : mais je ne veux pas !! Où sont Bill et Tom ?!!!
Médecin : ils ne peuvent pas venir avec vous...
Moi : je veux les voir !!!
Je m'étais assise sur le brancard et j'avais replié mes jambes contre mon torse. Je ne m'arrêtais pas de pleurer...
Médecin : ça va aller... tout va bien se passer...
Moi : rien ne c'est bien passé pour moi jusqu'à maintenant... alors ne me dites pas que tout va bien se passer...
Médecin: vous verrez vos frères après...
Moi : la seule fois où je me suis faite opérée les jumeaux étaient là... je veux qu'ils soient là aussi !
Voyant que tous mes cris et mes pleurs ne s'atténuait pas, ils me donnèrent un calmant qui eu pour effet de m'endormir presque.
Du coté des garçons :
Andréas : c'est quoi ces cris dans les couloirs ??
Bill : ah la pauvre personne... ça doit vraiment être dur alors...
Ils sortirent tous les trois dans le couloir pour voir.
Bill : mais c'est victoria !!
J'entendis la voix de bill et je l'appelai le plus fort possible... je les entends courir vers moi... mais je ne vois presque plus rien... n'entend presque plus rien... je sens quelqu'un qui me prend la main droite...
Tom : pourquoi vous lui avez donné un calmant ???!!!
Médecin : on ne peut pas se permettre de l'opérer si elle est dans cet état... ça pourrait être dangereux pour elle.
Moi : *murmurant* Bill... Tom...
Je sentis quelqu'un me prendre la main gauche également. Je sentais aussi quelqu'un me caresser les cheveux.
Tom : ne t'inquiètes pas... tout va bien se passer...
Moi : Tom... je ne veux pas y aller...
Tom : il ne va rien t'arriver... on se revoit après hein... et puis si tu veux je pourrais te faire ma super imitation de Bill que je faisais si bien quand on avait 10 ans...*rire*
Bill : et moi je me suis amélioré dans mon imitation de Tom !*rire*
Une larme coula sur ma joue...tom me l'essuya.
Tom : hey... pleurs pas princesse... on se revoit vite...
J'acquiesçai d'un signe de tête.
Je commençai doucement à sombrer, n'entendant plus que des morceaux de phrases... « Tu m'as tellement manqué », « soit forte petite princesse... c'est bientôt fini... », « Tu n'es pas seule »...